Le syndrôme de la classe économique - conseils pour diminuer les risques

Espace contigu, jambes coincées, atmosphère confinée… Le syndrome de la classe économique frappe les personnes immobilisées pendant les longues heures d'un voyage en avion. L'expression "syndrome de la classe économique" a été médiatisé en 2000, suite  au décès d’une jeune Britannique lors de son retour d'un vol depuis l’Australie.

Les dangers de la classe économique ?

Un long vol (en classe économique, mais aussi en classe business, lors d’un trajet en bus, en train ou en voiture) réunit plusieurs conditions pour le développement d'une thrombose veineuse. Du fait de l'immobilité et de la position recroquevillée, le sang stagne et perd de sa fluidité avec le risque qu'un caillot se forme. Ces risques sont accrus à cause de l'air conditionné très sec et la déshydratation.

Syndrôme de la classe économique en transport : les dangers

Que peut-on ressentir?

Si certaines thromboses peuvent passer tout à fait inaperçues, elles peuvent aussi provoquer deux types de manifestations :

  • Une douleur, comme une crampe musculaire tenace, souvent située au niveau du mollet
  • Un œdème, c’est-à-dire un gonflement des tissus du membre.

La complication majeure du syndrome de la classe économique est l’embolie pulmonaire : la migration du caillot sanguin dans les poumons. Selon sa taille, il va obstruer la circulation sanguine dans un territoire plus ou moins large, entravant ainsi les échanges gazeux.

Qui sont les personnes à risque ?

Cet accident peut concerner tout le monde, mais prenez davantage de précaution si vous correspondez aux facteurs de risque suivant :

  • Vous souffrez d'insuffisance veineuse, de varices ou d’anomalies de la coagulation
  • Vous avez déjà souffert de thrombose veineuse profonde
  • Vous avez des problèmes d’obésité
  • Vous subissez des problèmes ostéo-articulaires
  • Vous êtes porteur d’un cancer ou vous en avez eu un dans les deux années précédentes
  • Vous avez subi une opération importante peu de temps avant votre voyage

Comment agir préventivement ?

Buvez beaucoup !

Si vous prenez l’avion pour un vol assez long, faites attention à vous hydrater suffisamment car la déshydratation diminue la fluidité du sang. Buvez beaucoup d'eau avant et pendant le voyage, et évitez l'alcool et les boissons diurétiques, comme le café, qui tendent à accroître la déshydratation.

Mettez-vous à l’aise

Portez des vêtements amples et des chaussures confortables. Evitez de déposer vos bagages sous le siège du passager avant afin de garder le plus d'espace possible pour étendre vos jambes.

Marchez et bougez

Il est important de vous lever régulièrement (par exemple 5 min toutes les deux heures, ce qui contre-indique la prise de somnifères) et de faire quelques pas dans l’allée centrale. Une fois assis, pensez à faire de petits mouvements réguliers avec vos pieds afin d'activer la circulation.

Portez des bas de contention

Si vous faites partie des personnes à risque, vous serez peut-être encouragé à porter des bas, collants ou chaussettes de contention, ils empêchent le gonflement des jambes et la stagnation du sang.

Consultez votre médecin

Si des analyses vous ont déjà montré que vous êtes à risque, si vous avez déjà été victime d’une phlébite ou d’une maladie vasculaire, prévenez votre médecin de votre départ en voyage afin qu'il puisse éventuellement vous prescrire un médicament anticoagulant en prévention.

Contactez-le également suite à votre voyage si dans les jours, voire les semaines qui suivent votre trajet vous ressentez une douleur au niveau de la jambe ou du thorax (accompagné éventuellement d’essoufflements inhabituels ou de syncope).

Syndrôme de la classe économique : conseils pour l'éviter

En cas de problème, parlez-en !

Enfin si vous avez mal dans les jambes, si vous éprouvez du mal à respirer ou encore si vous ressentez une douleur thoracique pendant le voyage, prévenez rapidement l'hôtesse.