Avis livre - Le convoi de Marijosé Alie

En résumé

Dans un petit village d'Amazonie, la tranquillité imposée par le Fleuve semble menacée. Un mystérieux convoi traverse la forêt : on parle de femmes venues du monde entier, d'une caisse jalousement gardée, d'un bébé aux pratiques étranges. Personne ne connaît la destination ni ne comprend le dessein de ce convoi. Pas même Julie, qui a quitté Paris pour le rejoindre, attirée par les mots d'Alakipou, que l'on surnomme " le poète ". La rumeur enfle dangereusement au coeur de Campan et les peurs se réveillent. Elles bouleversent la solitude de Tiouca, qui fuit son passé sur le Vieux Continent, le quotidien ennuyeux de Lune, jeune ado mal dans sa peau, les petits trafics louches de Jonathan, le fils du procureur, la tristesse de Marie qui ne souhaite rien d'autre que de voir sa mère sourire un jour. Quant à Félicité, qui tient le bazar du village et offre sa volupté sans vraiment compter, elle sent avant tout le monde les contractions de la forêt, les morts et les disparitions inexpliquées. Alors qu'elle a décidé de mettre un peu d'ordre dans le chaos de sa vie, elle va voir son destin et celui de ses amis bouleversés par l'arrivée du convoi.

J’ai aimé

L'atmosphère de la forêt d'Amazonie nous plonge tout droit dans un autre univers. Les personnages sont volontaires et dynamiques. Ils mettent toute leur énergie dans une cause, petite ou grande.

J’ai moins aimé

La fin est surprenante, tout en ne l'étant pas vraiment... On attendait peut-être autre chose ? En tout cas, le livre refermé, il nous reste l'ambiance, même si certains détails on pu nous échapper.

Extraits

Elle était née là, avait précisé l'Indien, et elle était morte là, sans avoir bougé de toute sa vie. Pour Julie, c'était aussi incongru qu'un iceberg en plein désert.

Ils étaient revenus au premier campement, forçant Napi à leu montrer le chemin, ils étaient quinze, il n'y avait pas de femme avec eux. Ils avaient reconsitué une histoire avec l'hémorragie de mots, de sanglots, de silences, de gémissements, qui s'écoulait du corps prostré de Napi. Ils avaient tenu conciliabule au-dessus de lui puis l'avaient aidé à se mettre debout. Les questions étaient brèves, précises : où, qui, combien de survivants.