Mange prie aime - Avis sur le livre d'Elisabeth Gilbert

En résumé

L'histoire vraie d'Elisabeth Gilbert. A trente et un ans, elle possède tout ce dont une jeune femme ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par le doute et l'insatisfaction.

S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie !

En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie". En Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !). Et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur...

J’ai aimé

Une fois qu'on commence le roman, impossible de s'arrêter. Cette histoire est émouvante et drôle. Elisabeth Gilbert donne envie de voyager vers l'inconnu.

J’ai moins aimé

Le point de vue assez "américain" de l'auteure empêche qu'on se reconnaisse complètement dans le personnage.

Extraits

Les gens pensent qu'une âme soeur est leur association parfaite, et tout le monde lui court après. En fait, l'âme soeur, la vraie, est un miroir, c'est la personne qui te montre tout ce qui t'entrave, qui t'amène à te contempler toi-même afin que tu puisses changer des choses dans ta vie.

Je ne cesse de me remémorer un des enseignements de mon guru à propos du bonheur. Elle dit que les gens, universellement, ont tendance à penser que le bonheur est un coup de chance, un état qui leur tombera peut être dessus sans crier gare, comme le beau temps? Mais le bonheur ne marche pas ainsi. Il est la conséquence d'un effort personnel. On se bat, on lutte pour le trouver, on le traque, et même parfois jusqu'au bout du monde. Chacun doit s'activer pour faire advenir les manifestations de sa grâce. Et une fois qu'on atteint cet état de bonheur, on doit le faire perdurer sans jamais céder à la négligence, on doit fournir un formidable effort et nager sans relâche dans ce bonheur, toujours plus haut, pour flotter sur ses crêtes. Sinon ce contentement s'échappera de vous, goutte à goutte.

Il y a une blague italienne que j’adore : un homme pauvre va tous les jours à l’église prier devant la statue d’un saint.
« Cher saint, le supplie-t-il, s’il te plait, s’il te plait… accorde moi la grâce de gagner à la loterie. » Cette supplique se poursuit des mois et des mois. Pour finir, la statue, au comble de l’exaspération, prend vie et, baissant les yeux sur le quémandeur, lui dit, avec dégoût et lassitude : « mon fils, s’il te plait, s’il te plait… achète toi un billet ».